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Le ravissement des innocents, c'est le sourire éclatant des enfants africains face à leur pauvreté, pour se sentir plus forts qu'elle, libres et dignes...
Ce premier roman magnifique nous parle des racines, entre Ghana et Nigeria, d'un couple et de ses trois enfants, partis vivre le rêve de la vie occidentale aux Etats- Unis. Il est chirurgien, elle, fleuriste. Ils portent tous les deux le poids de leur passé africain même s'ils ont espéré tout réinventer. Ils n'y ont pas totalement réussi, leurs enfants symbolisant, chacun à leur manière, leurs failles et leurs aspirations secrètes.
Véronique G
Rentrée littéraire - Septembre 2014 - disponible aussi en format numérique
A travers un travail journalistique, Lieve Joris porte un regard empathique sur les Chinois et les Africains avec lesquels elle a réussi à instaurer une relation de confiance. Les rapports entre les hommes, les liens entre la Chine et l'Afrique sont complexes et à des années lumières des clichés habituels de ce que veut bien en percevoir l'Europe.
Voici un texte pour mieux appréhender ce qu'il en est aujourd'hui de l'Afrique, de ses rapports au monde et à l'Asie en particulier. Un texte qui se lit avec plaisir et facilité car on suit l'auteur dans ses pérégrinations, ses échanges, son quotidien de journaliste.
Catherine M.
Quand l'humour sert à mettre en lumière les stéréotypes et les préjugés, il trouve une pertinence toute particulière. Voici un livre intelligent, drôle et graphiquement très réussi, qui se présente sous formes de cartes de préjugés.
A travers l'histoire, l'auteur nous présente les clichés qui ont circulé ou circulent encore entre les pays et les cultures. Pour donner un exemple, la carte de l'Europe vue par les USA ressemble à ceci: la France, c'est Hollande et ses femmes et l'Italie, le pays des parrains. La France vue par la Russie se réduit à Dior, Channel et Hermès...
Mais Tsvetkov ne se contente pas des préjugés d'aujourd'hui. Si on remonte aux origines de l'Humanité, on trouve ce schéma fait de cercles concentriques: Moi, ensuite Les animaux qui veulent me manger, plus loin Les animaux que j'aimerais vraiment manger, et au-delà: le grand mystère du je-ne-sais-quoi.
Il nous projette aussi dans le futur avec une carte de l'Europe en 2022.
C'est amusant et ça se feuillette au salon, mais c'est aussi un regard décapant et malin, notamment quand il montre de façon très imagée comment la perception du monde s'est élargie, affinée au fil des siècles tout en restant partiale et incomplète, surtout quand il s'agit des autres!
Une chouette idée de cadeau.
Natacha
Il faut accepter de se perdre un peu dans le nouveau livre de Patrick Modiano, entre le quotidien du narrateur et les bouffées de souvenirs qui lui reviennent en mémoire. Nostalgique et mélancolique mais assurément un beau livre.
Partick Modiano vient de recevoir le prix Nobel de littérature qui couronne l'ensemble de son oeuvre.
Véronique B.
Nouveauté - octobre 2014
Après le printemps et l'été, voici le livre de land art d'automne de Marc Pouyet. Un livre inclassable pour les amoureux de la nature, de la couleur, d'oeuvre éphémère.
Avec les éléments naturels offerts par l'automne, une série d'installations artistiques sont réalisées et photographiées. Le livre vaut le détour. Même si vous ne désirez pas l'acheter, n'hésitez pas à le feuilleter lors d'un de vos passage chez Papyrus.On est admiratif devant ces réalisations éphémères.
Champignons, écorces, feuilles orangées, pelures, noix, châtaignes,.... il est surprenant de voir tout ce qui peut être imaginé à l'aide de ces matériaux. Et cela peut donner des idées pour agrémenter les balades en forêts.
Catherine
Octobre 2014
Dans ce magnifique roman fleuve, Tim Gautreaux nous invite à embarquer sur un bateau à aube, l'Ambassador, qui parcourt le Mississippi dans les années 1920. C'est l'époque de l’émergence du jazz qui tente d'adoucir les mœurs dans un monde violent et parfois fort miséreux.
L'Ambassador est un bateau dancing qui va de ville en ville, proposer des excursions pour quelques heures, une après-midi ou une soirée. Sur ce bateau, un orchestre composé soit de musiciens de couleurs, soit de musiciens blancs (s'alternant selon le lieu de l'escale) fait danser les passagers, souvent rustres et peu habitués à ce genre de festivités. On s'enfonce petit à petit dans des coins reculés, terriblement isolés, appartenant à un monde en voie de disparition, proche de celui de la conquête de l'Ouest.
Sam Simoneaux, héros de "Nos disparus", est rongé par la culpabilité. Il est persuadé d'être responsable de l'enlèvement d'une fillette de deux ans. Il se fait engager sur l'Ambassador dans l'espoir de la retrouver en parcourant le fleuve. Sur le bateau, il veille à l'embarquement, confisque les armes, tente de mettre un terme aux bagarres lorsque l'alcool a échauffé les esprits, joue aussi un peu du piano, et prend sous son aile la famille de la fillette disparue.
A travers l'intrigue sur cette disparition, c'est aussi la question du besoin de vengeance et de la nature de l'homme qui est questionnée. Ce roman nous plonge dans un ambiance incroyable, il vaut le détour.
Catherine
Rentrée littéraire, septembre 2014
Wally Lamb est un conteur d'envergure, un fin disséqueur de l'âme humaine, un bâtisseur de récit hors-pair. Il le montre à nouveau dans cette mosaïque familiale où chaque protagoniste sollicite notre empathie et suscite notre attachement, chacun dans sa complexité, son humanité, son histoire, au travers de plusieurs décennies.
Annie et Orion ont eu trois enfants, devenus adultes tous les trois. Ce sont principalement ces cinq personnages que nous écoutons et découvrons tour à tour avec leur itinéraire marqué par l'histoire de leur famille, mais aussi par celle de leur univers, l'Amérique de la seconde moitié du XXème siècle, dans laquelle la ségrégation raciale et les inégalités hommes-femmes marquent le paysage.
Ce sont des trajectoires de libération que nous livre Lamb, trajectoires ponctuées par les drames et dans lesquelles la création et l'art jouent notamment leur rôle de puissant levier.
Ceci est un livre magnifique.
Natacha
Tsukuru Tazaki est un ingénieur de trente-six ans qui semble détaché de la réalité. Il vit à Tokyo, construit des gares, n’a pas d’amis proches et n’entretient des relations amoureuses que de courte durée. Il mène une vie sans heurts et sans passions, sans couleurs, et ce, depuis seize ans, depuis le jour de ses vingt ans où ses quatre amis inséparables lui ont fait comprendre qu’ils ne voulaient plus jamais avoir affaire à lui, sans explications. Mais le jour où il rencontre Sara, dont il tombe amoureux, il accepte de revenir en arrière et de partir en quelque sorte en pèlerinage, pour retrouver ses amis perdus et essayer de comprendre les raisons de cette rupture brutale d’autrefois.
Haruki Murakami décrit avec réalisme mais beaucoup de subtilité et de finesse psychologique, les relations entre son héros principal et les personnages qui l’entourent et avec lesquels il essaie tant bien que mal de rentrer en résonance. Un roman juste, grave et emprunt de mélancolie qui nous plonge dans le Japon contemporain. Une très belle écriture aussi, fluide et sensible.
Delphine
Rentrée littéraire - septembre 2014
Tom Lanoye est un auteur venu de Flandre que l’on apprécie tout particulièrement chez Papyrus. Dans son dernier roman, « Troisièmes noces », il nous séduit une fois encore par sa verve, sa langue unique, à la fois truculente et brute, qu’on entend chanter au rythme d’un phrasé enlevé, son ton direct qui touche les cœurs.
Tom Lanoye est incontestablement le roi du tragi-comique, celui qui sait parler avec un humour décapant et beaucoup de justesse de sujets qui dérangent comme l’immigration, la solitude, le chômage, la maladie ou l’homosexualité.
Maarten Seebergs, quinquagénaire homosexuel veuf depuis quelques années d’un compagnon mort trop jeune, accepte de faire un mariage blanc avec Tamara, une jeune et belle Africaine. Il reçoit de l’inconnu qui lui propose le marché une coquette somme en échange du service rendu, mais les conditions sont claires : « Tu te maries avec elle, tu vis avec elle. Mais si tu la touches, je te massacre. » Commence alors une cohabitation étrange entre le quinquagénaire altruiste et la jeune Africaine désinvolte. Entre les désagréables visites des inspecteurs du service de l’immigration, les sautes d’humeur de Tamara, les insomnies de Maarten, une complicité se noue contre toute attente entre les deux cohabitants, qui aboutit à une relation vraie faite de respect et d’affection.
« Troisièmes noces » est un roman qui marque. Truffé de passages hilarants, de réflexions noires sur notre société, mais aussi de scènes particulièrement crues, ce livre ne laissera personne indifférent. Tom Lanoye frappe fort et dit bien haut certaines choses qui dérangent, et c’est ça aussi qui fait son charme.
Delphine
Rentrée littéraire - août 2014
Voici un roman épistolaire très attachant qui nous décrit avec beaucoup de vie l'époque où des artistes avant-gardistes comme Paul Gauguin ou Vincent Van Gogh ont révolutionné le monde artistique.
1888, Hugo Boch, héritier d'une riche famille belge, décide d'aller passer quelques mois à Pont-Aven en Bretagne, dans une pension de famille, avec une bande d'artistes précurseurs à la créativité débordante, afin de se spécialiser dans un art tout nouveau : la photographie. Commence une période foisonnante pour le jeune homme, qu'il décrira dans ses nombreuses lettres à sa cousine, Hazel, qui étudie la peinture à Paris, et à son meilleur ami, Tobias, inscrit aux Beaux-Arts à Bruxelles.
Anne Percin nous plonge littéralement dans cette époque d'effervescence artistique, entre la Bretagne, Montmartre et Bruxelles, et nous donne à réfléchir sur les codes dans l'Art et sur l'art de les bouleverser... Elle parvient à lier avec beaucoup d'habileté la réalité historique et la fiction, en mêlant intimement les destins de grands peintres et de personnages de fiction.
Un roman à la lecture très agréable, fluide. Passionnant !
Delphine
Rentrée littéraire - août 2014
Il nous raconte avec humour et honnêteté un pan d'histoire a priori pas « sexy » : celle des hommes qui ont contribué à installer le christianisme, au premier siècle. Ce faisant, il nous captive et nous questionne. Son livre est érudit, intelligent, ouvertement partial (on l'est toujours). Il se met lui-même en scène sans complaisance. C'est bien Emmanuel Carrère... A lire, une fois de plus.
Natacha
Rentrée littéraire - août 2014
Oriane Jeancourt Galignani part d'un fait divers qui a marqué le Texas il y a quelques années. Une femme américaine a été poursuivie pour avoir entretenu des relations sexuelles avec quatre de ses élèves, tous majeurs... Mais au Texas, une loi de 2003 interdit les relations enseignants-élèves. Elle sera dès lors jugée pour son méfait et lourdement condamnée. A travers ce roman, l'auteur dresse le portrait d'une Amérique ultra-puritaine, qui va juger une femme sur ses préférences sexuelles. On découvre cette femme libérée, étonnante, et dotée d'un certain appétit pour la gent masculine... Mais est-elle pour autant une criminelle ?
Au fil du livre, on est plongé dans une sorte de huis-clos qui a pour cadre le tribunal et la salle d'audience. En parallèle, ce sont les faits qui sont dévoilés au jury, et au lecteur par la même occasion, qui se retrouve en position de voyeur pour juger des gestes de cette mère de famille presque sans histoires.
Une livre qui se lit facilement, d'un seul tenant.
Catherine
Rentrée littéraire - août 2014

Catherine
Rentrée littéraire - août 2014
Situé entre l'essai et le roman, Un monde flamboyant nous emmène sur les trace d'Harriet Burden, artiste new yorkaise intrigante. Hustvedt commence par raconter le cheminement qui l'a amenée à découvrir Burden et l'enquête qu'elle a ensuite réalisée pour construire son roman. Après quelques dizaines de pages, on est happé par la vie de cette femme qui, faute d'être reconnue sous son nom, va utiliser des pseudonymes pour exposer. Ces "pseudonymes" sont des hommes (jeunes et beaux) qui séduisent les galeries et la presse. Car, selon elle, une femme (qui plus est l'épouse d'un collectionneur de renom, pas spécialement belle, ni jeune) est discriminée dans la course à la reconnaissance dans le milieu de l'art. Paranoïa ou fait avéré ? Hustvedt nous laisse y réfléchir.
C'est un magnifique portrait de femme combattive, une vraie artiste qu'on rencontre à travers ce livre. Siri Hutsvedt propose par ailleurs une série de notes de bas de page qui complètent les propos de Burden et qui apportent un éclairage philosophique intéressant à la lecture du récit. A travers ce roman, on découvre également le milieu artistique new yorkais et l'oeuvre de Burden en particulier, que les descriptions de ses installations délirantes donnent envie de connaître davantage. Un livre particulier, pas évident à aborder, mais qui vaut le détour.
Catherine
Rentrée littéraire - septembre 2014
« Votre fille, c'est une catastrophe. »
Il n'en faut pas plus à n'importe quel parent pour se tourmenter l'esprit, et c'est ce que fait la narratrice quand l'institutrice de sa fille lui lance cette phrase dont on saura plus tard qu'elle a été prononcée avec une certaine désinvolture.
La narratrice évoque son quotidien avec sa fille et se souvient de sa propre scolarité, marquée par un épisode humiliant et culpabilisant, le tout entrecoupé des modes d'emploi d'appareils électroménagers (parfois délirants!) qu'elle rédige pour son travail. La folie affleure mais ne vainc pas, l'écriture nerveuse et vivante en rend bien compte...
Un livre très prenant qui parle d'école et de stigmatisation, d'injustice aussi, et de ce que tout ça peut produire dans l'équilibre et les pensées d'une mère, d'un enfant. Révoltant parfois, drôle souvent, ce livre nous parle d'un monde qui reste cruel, à l'école et en général.
A lire, vraiment.
Natacha
Rentrée littéraire - août 2014
Fascinant roman au coeur du Texas. Une page de l'histoire des Etats-Unis, à travers les voix entremêlées de trois personnes d'une même famille de 1830 à nos jours.
Eli, le patriarche, fils de pionniers, est enlevé par les Comanches. Il vivra trois ans parmi eux puis reviendra parmi les blancs.
Peter, son fils, plus timoré que son père, a du mal à trouver sa place dans cette époque violente. Et enfin Jeannie, la petite fille de Peter, reprendra la direction du ranch et s'enrichira grâce au pétrole.
De la lutte des Indiens pour sauvegarder leurs terres aux opérations menées par les Rangers, en passant par la Guerre de Sécession...un livre d'une grande densité.
Philipp Meyer est un merveilleux conteur.
Véronique B.
Rentrée littéraire - août 2014
Olivier Adam est un homme en colère, mais avec un grand coeur et une sensibilité à fleur de peau. Il éprouve une empathie évidente pour les personnages qui traversent ce roman, sur fond de nature déchaînée.
Un texte noir, social, lucide et une très belle écriture.
Véronique B.
Rentrée littéraire - août 2014
Premier roman de Steve Tesich, auteur du génialissime "Karoo", "Price" a été écrit en 1982, mais traduit pour la première fois en français en 2014... Et c'est une excellente chose car ce roman est d'une force immense ! Steve Tesich nous y raconte comment Daniel Price, jeune américain des années soixante, fraîchement sorti de terminale, s'égare le temps d'un été dans son monde intérieur et se complait à errer dans cette zone floue coincée entre le monde facile de l'adolescence et la réalité brutale d'un monde adulte qu'il n'ose encore affronter. Mais cet été est d'une violence rare pour Daniel, entre l'agonie de son père en phase terminale d'un cancer, et la découverte d'un amour tempétueux avec la troublante Rachel. "Price" est une oeuvre fondatrice, fougueuse, vibrante, lumineuse et obscure à la fois qui nous donne à réfléchir sur la liberté de tout un chacun de vivre sa vie dans un monde où les destins semblent tout tracés. « Aujourd'hui, j'ai quitté l'endroit où j'ai grandi, convaincu que le destin n'est qu'un mirage. Pour autant que je sache, il n'y a que la vie, et je me réjouis à l'idée de la vivre. » Un roman à lire sans hésiter.
Delphine
Rentrée littéraire - août 2014
Geneviève Brisac a bâti là des personnages profondément bouleversants et humains. Deux soeurs qui convoquent leur jeunesse engagée, combattante, passionnée, conflictuelle. Des idéaux et de l'amertume, mais aussi des moments très actuels et vivants, comme ce portrait d'une maison parisienne occupée par des clandestins ou ce quotidien d'une maison médicale avec son cortège de détresse. Ce roman vient nous chercher.
Natacha
Rentrée littéraire - août 2014
Voici peut-être une des oeuvres les plus personnelles de David Foenkinos. Il y raconte sa fascination pour Charlotte Salomon, cette artiste peintre expressionniste juive allemande, à la sensibilité écorchée, au destin marqué par la tragédie, fauchée à vingt-six ans par la terrible machine nazie. Si ce livre est d'abord le portrait bouleversant de Charlotte, depuis son enfance jusqu'à sa disparition dans les camps de la mort en 1943, il est aussi l'expression touchante de l'émotion de David Foenkinos pour cette artiste. Une émotion telle qu'il nous raconte avoir mis des années avant de trouver la forme pour écrire ce livre, une forme toute singulière puisqu'elle s'apparente davantage à de la poésie, faite de phrases courtes, de silences et de retours à la ligne, pour laisser respirer son texte, comme un hommage solennel. Un roman émouvant, tendre, à découvrir.
Charlotte a reçu le prix Renaudot 2014 et le prix Goncourt des lycéens.
Delphine
Rentrée littéraire - août 2014
Ce roman superbement écrit (on n'en attendait pas moins d'Alice Ferney) est un très bel hymne à la beauté sous-marine. Mais c'est aussi le portrait d'un activiste écologiste et un bel éclairage sur la question de la violence dans la militance. Le personnage de Magnus Wallace y est brillamment construit, vivant, charismatique, entier. Alice Ferney brille par sa plume et son sujet, et le détour en vaut la peine. Le livre nous questionne, peut même nous heurter parfois, le tout dans une langue qui se déguste comme un long dîner raffiné, savoureux, jamais lourd.
Natacha
Rentrée littéraire - août 2014
Une faiseuse d'anges en 1908, un internat de garçons en 1974 et la famille du directeur qui disparaît le samedi de Pâques. La seule survivante, Ebba, revient sur les lieux trente ans plus tard et c'est encore une fois le passé de Fjällbacka qui va donner les clés des drames d'aujourd'hui, grâce aux recherches de l'attachante Erica Falck et à l'enquête de son compagnon, l'inspecteur Patrick Hedström. Passionnant !
Véronique G.
Récemment, j'ai découvert la maison d'édition Tusitala via le roman "La révolte des cafards". Un roman qui m'a passionnée et entraînée dans l'histoire des Chicanos, ces Mexicains-Américains qui se sont battus contre les discriminations faites à leur égard dans les années 70 dans le sud des États-Unis.
L'auteur qui nous livre en réalité une autobiographie, fut un avocat chicano. Il nous raconte les émeutes, les procès collectifs, les soirs de fêtes, les moments de fatigue et de doute. Au cours de sa carrière, Acosta va aller jusqu'à mettre en cause la justice américaine en dénonçant la constitution des jurys lors des procès. Un excellent roman-récit qui nous permet de découvrir un pan (pas très rose) de l'histoire américaine. Une maison d'édition à suivre car elle a réussi a dégoter ici une petite pépite encore jamais traduite en français. Une vraie belle découverte de cette année 2014.
Catherine